L’Atelier David Roland
artiste peintre | fixés sous verre

Bio

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Né en 1976, David Roland est une figure emblématique du paysage contemporain du fixé sous verre.

Dès son enfance il s’imprègne d’une multitude de techniques créatives : pratiquant régulièrement le dessin ou le travail du tissus en collages et patchworks sous le regard bienveillant de sa mère, couturière. A l’âge de seize ans, le garage de ses grands-parents transformé en atelier d’artiste lui permet d’exposer et de vendre ses premières toiles.

Après avoir étudié cinq ans à l’école des Beaux-Arts d’Angers, le peintre se passionne pour le cinéma d’animation et entame une collaboration avec la Czech School of animation. A cette occasion, il rencontre avec le couple Svankmajer - réalisateurs de remarquables courts métrages d’animation sur verre - une étape décisive de sa vie qu’il décrit comme une véritable révélation : désormais il cristallisera ses émotions en fixés sous verre.

Les fixés de David Roland sont d’une grande poésie : la palette de couleur brillantes et douces, la souplesse des formes, donnent à voir des images uniques surgissant du monde des songes.

Bien qu’il se soit employé à traiter divers thèmes (natures mortes, paysages), l’exaltation de la figure féminine semble être le sujet de prédilection de l’artiste, qu’il traite avec maestria par des traits délicats.

« La femme dans mes fixés est le sujet et non l’objet, car ressurgissent autour d’elle toutes ses passions, ses rencontres. Elle est comme envahie et livrée à elle-même par mon mécanisme de pensée et, tout d’un coup, se retrouve métamorphosée par des objets terrestres. Les lignes de fuite ou chemins de vie attestent de cette circularité, cette rondeur, ce mouvement perpétuel. S'il y a un sens, le fixé devient vivant : c’est alors tout sauf de la figuration. La femme crée sa propre constellation à travers ce qu’elle dégage, et ce flux incessant donne le rythme binaire au fixé, multiplicité de mots dans ces lignes de fuites. Elle n’est pas inspiratrice, elle est créatrice. »

« Il y a une combinaison contradictoire chez David Roland entre les visages des femmes qui semblent chercher un secours « céleste » dans l’oeil du spectateur, et la puissance alourdie des éléments terrestres qui les rendent inaccessibles; mais ce qui sauve sa peinture - et nous avec - c’est la métamorphose permanente en acte, ou le chatoiement et le rythme des couleurs emportent définitivement cet élan au-delà de nous même. En regardant une toile de David Roland, on ne peut que penser à Rimbaud : « Je est autre, et si le cuivre s’éveille clairon, il n’est rien de sa faute.» (Dorinda Vald)

Depuis une vingtaine d’années, David Roland expose de par le monde, ses oeuvres ayant été vendues dans plus de vingt pays, l'artiste comptant par ailleurs parmi ses collectionneurs des personnalités aussi prestigieuses qu'éclectiques, à l'image de Barack Obama ou Eva Longoria.

En fait, je peins à l’envers, explique-t-il. Les différentes couches de peinture (huile, résine, acrylique, pigments, poussière d’or) et l’ordre des éléments dans le tableau sont appliqués à l’inverse de ce que l’on ferait sur une toile.

DAVID ROLAND


Lauréat du prix signature 2005 à la galerie Siret au Palais Royal à paris.